LE PROGRAMME
RAPATRIEMENT DE CERVEAUX
UN SUCCÈS SUR TOUTE LA LIGNE
En 2007, un besoin urgent a donné lieu à la mise sur pied du
programme «Rapatriement de cerveaux». Cette urgence découlait du
fait qu’il n’y avait pas eu de recrutement de chercheurs à l’axe
cancer du centre de recherche du centre hospitalier de
l’Université de Montréal depuis 2002. Spécifiquement, le retard
s’expliquait par le fait que l’appui financier accordé aux
chercheurs québécois par des grands centres de recherche
américains ou canadiens pour le démarrage de leur équipe de
recherche est nettement supérieur à l’appui que le centre de
recherche est financièrement en mesure d’offrir.
C’est donc pour remédier à cette situation que, suite à des
consultations avec la direction du centre de recherche et la
faculté de médecine de l’Université de Montréal, l’Institut dont
la mission est d’appuyer l’axe cancer du CRCHUM
a lancé son programme «Rapatriement de cerveaux». Le but de ce
programme est de générer les ressources financières nécessaires
pour permettre à l’axe cancer de concurrencer les grands centres
et de rapatrier à Montréal des chercheurs de haut niveau.
Pour être le moindrement compétitif, il a été décidé qu’il
fallait offrir aux chercheurs talentueux qui ont complété leur
stage de post-doctorat un fonds de démarrage minimum de 50 000 $
annuellement pendant cinq ans, et que c’était
là une condition essentielle au recrutement des meilleurs. Il a
été établi que ces fonds d’établissement constituent non
seulement le meilleur attrait pour les candidats, mais aussi un
levier et un investissement exceptionnels. En effet, les
statistiques démontrent que chaque dollar investi en fonds
d’établissement est multiplié par six en fonds de subventions
compétitives que les chercheurs peuvent obtenir quelques années
après leur établissement.
C’est avec grande fierté que l’Institut du cancer de Montréal
peut annoncer que le programme «Rapatriement de cerveaux» a
connu un immense succès et a permis le rapatriement de 2
chercheurs fondamentalistes et 2 chercheurscliniciens, venus
renforcer l’équipe déjà en place. Ces recrutements ont été faits
en suivant le plan stratégique adopté par l’axe cancer, entériné
par la direction du CRCHUM et par la Faculté de médecine de
l’Université de Montréal, et approuvé par le Fonds de la
Recherche en Santé du Québec
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Dr Estelle Schmitt, Dr Jean-François Cailhier, Dr Jean-Baptiste Lattouf et Dr Francis Rodier |
QUATRE CHERCHEURS RAPATRIÉS ET DÉJÀ À L’OEUVRE!
Nous sommes très fiers d’annoncer que les trois premiers
chercheurs recrutés dans le cadre du programme de «Rapatriement
de cerveaux» ont tous obtenu une bourse d’excellence du Fonds de
la Recherche en Santé du Québec. Cette distinction vient
confirmer la grande qualité et l’excellence des dossiers de nos
recrues.
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Le Dr Estelle Schmitt a été recrutée en avril 2008. Détentrice d’un Ph.D. dans le domaine de la Biologie Moléculaire de l’Université de Montréal en 2000, elle a effectué son stage post-doctoral à l’Université de Grenoble. Ses recherches sont subventionnées par les IRSC et portent sur l’étude du rôle des centrosomes dans la réponse des cellules tumorales aux agents génotoxiques anticancéreux. |
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Le Dr Jean-Baptiste Lattouf, M.D., F.R.C.S. ( c ) a obtenu son doctorat en médecine de l’Université de Montréal, en 1999. Le Dr Lattouf s’est par la suite rendu aux États-Unis, au Maryland pour faire un stage post-doctoral dans les grands National Institutes of Health, et plus tard, à l’Hôpital Elisabethinen, en Autriche, pour une formation en urologie laparoscopique. Il est un chirugienoncologue spécialisé dans les cancers de la prostate et du rein et ses recherches portent sur ces deux cancers. |
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Le Dr Jean-François Cailhier, M.D., Ph.D.,
F.R.C.P. ( c ) a obtenu son doctorat en médecine
néphrologique de l’Université de Montréal en 1996. Il a par
la suite été à la prestigieuse Université d’Édimbourg pour y
compléter un Ph.D. en pathologie (inflammation
fondamentale). Ses travaux portent sur le rôle du
microenvironnement dans la reprogrammation du macrophage et
son rôle |
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En septembre 2009, un quatrième chercheur, le Dr Francis Rodier, a été recruté. Diplômé de l’Université de Montréal en 2005, il a poursuivi sa carrière post-doctorale à San Francisco au Buck Institute for Age Research. Le Dr Rodier, dont les travaux portent sur la réparation de l’ADN et la mort cellulaire associée au vieillissement, a été recruté par le CRCHUM dans le cadre d’un développement stratégique impliquant le Département de radiologie de l’Université de Montréal et le Département de radio-oncologie du CHUM. Le Dr Rodier a été approché en reconnaissance de son expertise sur les effets de l’irradiation sur la physiologie de la cellule. En septembre 2009, un article du Dr Francis Rodier a paru dans la revue scientifique la plus prestigieuse, Nature Cell Biology, dont le coefficient d’impact est le plus élevé. L’article a également fait l’objet de la page éditoriale “ News and Views ”, qui choisit un article pour l’analyser et souligner sa grande valeur scientifique.
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